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Urbanisme

L'entité du quartier Chapelle- Aubervilliers est mutilée par des voies de circulation internes nuisant à la vie du quartier et isolée par les réseaux ferrés et les axes de grande circulation automobile (Chapelle-Marx Dormoy et boulevard Ney).

L’une de nos préoccupations est donc de tout faire sur ce plan pour que les différents micro-quartiers communiquent et s’ouvrent - à l’Est vers Stalingrad-Villette comme à l’Ouest vers la Goutte d’Or ou au Nord vers la Plaine Saint Denis.
Ainsi, tant "Les Jardins d’Eole" que l’éventuelle “ZAC Aubervilliers” entrent dans notre objectif d’un traitement global de la vie urbaine du quartier.

Le site Pajol-Maroc

Compte tenu des surfaces concernées, seule une valorisation du site Pajol-Maroc prenant en compte les besoins du quartier dans son ensemble serait un élément structurant de la globalité du quartier Chapelle-Aubervilliers. Il est donc indispensable qu’il en soit tenu compte dans tout projet concernant le développement du quartier.

L’espace libéré par les emprises SNCF (appartenant au Réseau Ferré Français), principal propriétaire foncier de ce quartier, constitue un formidable espoir de renouveau pour La Chapelle, dont le déficit en équipements publics et espaces verts est notoire.

Côté Pajol

CACTUS refuse les projets de bureaux tels qu’ils nous sont proposés par la Ville à ce jour et proposons un « mix » √©quilibré d’activités artisanales et de bureaux.

Le projet d’IUT, qui peut dynamiser l’ensemble de la ZAC Pajol, est aujourd’hui remis en question par l’Etat avec une diminution de moitié des surfaces qui lui seront allouées, au profit d'un collège (voir en rubrique Actualités).

Nous voulons sur ce site, élément structurant essentiel du quartier, un projet attractif, ambitieux et original, en phase avec les souhaits de ses habitants, lui permettant de redorer son image et de l’ouvrir sur l’extérieur.

Ce projet devra inclure :
- des espaces verts
- des équipements sportifs
- des équipements socio-culturels
- des activités économiques et artisanales
- un aménagement pensé de la circulation interne (piste pour vélos et rollers, chemins piétonniers…) s’ouvrant à terme sur la Cour du Maroc.

CACTUS œuvre en ce sens pour le réaménagement de la ZAC Pajol, au sein de la Coordination Espace Pajol (CEPA), coordination d’associations et d’habitants du quartier (voir en rubrique Actualités).

Côté Cour du Maroc

Avec l’association “Les Jardins d’Eole”, nous avons refusé toute extension de l’entreprise Tafanel sur le site, les nuisances qu’elle aurait entraîné pour le quartier (circulation dérivée sur la rue du Département, pollutions…) étant inacceptables pour nous.

Nous soutenons sur cet espace la création d’espaces verts et d’équipements sportifs appropriés.

Nous souhaitons notamment qu’une partie de ces espaces soit cultivée et gérée par les habitants et les écoles, sous forme de jardins potagers ouverts à la population du quartier. Nous souhaitons un aménagement permettant à terme l’ouverture sur le bassin de La Villette.

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Santé

Usage de drogues

Deux structures d’aide aux toxicomanes existent dans notre quartier, l’une de jour “La Boutique” (Association Charonne) ouverte en juin 1993, l’autre de nuit “Le Sleep in” (Association S.O.S. Drogue International) ouverte en octobre 1994. CACTUS soutient ces structures car nous pensons que les usagers de drogues doivent pouvoir trouver des lieux d’accueil pour les écouter et les aider à sortir de leur dépendance.

Mais il nous semblait indispensable d'élargir ce travail à l'échelle parisienne et nous avons donc participé à l'organisation d'une table ronde sur les problèmes de toxicomanie à l’échelle de la Ville de Paris et de la Région Ile-de-France, ayant notamment pour objectif de promouvoir l'implantation d'autres structures de ce type sur l'ensemble de l'agglomération.

Nous voulons également que la représentation des habitants soit assurée dans ce dispositif, seule stratégie permettant une prise en compte globale et concertée des nuisances que génère l’usage en public de drogues dans le quartier.

A cet égard, nous rappelons que la création de la Coordination Toxicomanie 18 - dont la nécessité et l’efficacité ne sont aujourd'hui plus à démontrer - a été initiée par un certain nombre d'habitants des quartiers Chapelle et Goutte-d'Or. CACTUS est présente au conseil d'administration de cette coordination.

Pollutions

Notre quartier, cerné à l’Ouest comme à l’Est par les voies ferrées et coupé en deux par la "pénétrante" Dormoy-Chapelle, subit des pollutions sonores et respiratoires graves : pollution SNCF due à l’utilisation archaïque des locomotives diesel, pollution automobile.

Nous demandons toujours une enquête épidémiologique transparente sur tout le quartier afin de mesurer les effets de cette double pollution sur la santé des habitants. Egalement, nous demandons que, dès aujourd’hui, soient mises en œuvre des mesures concrètes et visibles pour réduire ces pollutions, telles que, notamment, l’arrêt des locomotives diesel. Les intérêts de la SNCF, entre autres, ne sauraient perdurer aux dépens de la santé des 35.000 habitants du quartier.

Lutte contre le saturnisme

Conscients de la gravité de la situation dans le quartier et du manque de moyens disponibles, nous restons vigilants et demandons que des mesures soient d'ores et déjà prises :
- ouverture d'une enquête afin de répertorier les endroits dangereux
- mise en place par la Ville d'une coordination entre les services sanitaires, scolaires et du logement afin d’établir un plan d’urgence (avec calendrier) pour résoudre ce fléau d’un autre âge.

Une société d'économie mixte de la Ville, la SIEMP, a été désignée en 2002 pour traiter de cette question. Quelle est aujourd'hui la transparence de son action ?

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Culture

Compte tenu de l'absence de théâtre, de cinéma, de lieux de musique et de danse, d'échanges culturels en général, de loisirs accessibles à tous, contrairement à ce qui existe dans nombre d'autres quartiers parisiens, la demande des habitants pour des animations culturelles de proximité est forte.

La valorisation du quartier passe par la création d'un lieu culturel attractif comprenant :

- une salle de spectacle polyvalente pour tous
- des équipements sportifs dont tout jeune de 7 à 77 ans a besoin pour s’épanouir
- un café musical
- un conservatoire de proximité
- un lieu de sport de glisse...

Elle passe par une expérience parisienne originale quant à ses objectifs et à son mode de gestion, susceptible de donner une image plus positive et dynamique de notre quartier.
L'opportunité du site Pajol permettra cette réalisation, l'occupation actuelle des lieux par différents groupes d'artistes témoignant bien de sa vocation culturelle et de la nécessité de la pérenniser.

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Vie sociale

La vie sociale du quartier reste atrophiée par l'absence d'équipements appropriés. Nous pensons qu’une grande part de ses difficultés doit être résolue par des réalisations concrètes, et qu’elle peut l’être.

Les crèches, les écoles (primaire, collège, lycée)

Le quartier, entre les deux recensements, a vu sa population fortement augmenter. Aucune institution n’avait pris en compte ce phénomène, jusqu'à la mobilisation des parents d’élèves qui a imposé la construction du groupe scolaire (école polyvalente et collège), Place Hébert.

A peine terminé, il est malheureusement déjà insuffisant pour couvrir les besoins du quartier.

C’est pourquoi nous demandons un moratoire sur tout projet de construction de logements tant que les classes seront surchargées et que l’équilibre entre la capacité d'accueil scolaire et les besoins ne sera pas rétabli. Nous demandons qu’à l’avenir, lors de l’autorisation de tout projet de construction de logements, l’augmentation des effectifs scolaires générée par ce projet soit prise en compte et que le suivi des infrastructures nécessaires soit assuré par qui de droit.

La sectorisation scolaire redeviendra alors cohérente et les aberrations qu’elle engendre actuellement ne maintiendront plus tant de familles dans des situations absurdes.

Par ailleurs, concernant les cantines scolaires, nous pensons que la démarche jusqu’ici engagée est à repenser complètement et qu'à l'évidence, la santé de nos enfants doit être préférée à l’intérêt économique. Nous demandons donc que des solutions soient étudiées afin de permettre aux établissements scolaires de se réapproprier la préparation des repas pour que ce moment devienne pleinement éducatif. Nous voudrions à cet égard être informés sur l’alternative proposée au contrat entre la Mairie du 18ème et la Générale de restauration pour améliorer la qualité des repas.

Accompagnement des jeunes en situation de précarité

Nous demandons la mise en place et le développement rapides de structures d'animation et de prévention supplémentaires, adaptées aux besoins des enfants et des jeunes du quartier, notamment à l'attention de ceux qui sont le plus en difficulté. Ces structures devront pouvoir proposer des activités socio-éducatives, culturelles, sportives et de soutien scolaire, ainsi que des projets d'insertion sociale et professionnelle.

Un diagnostic partagé avec les acteurs sociaux du quartier (Ecole Normale Sociale, Centres d'Animation, Mission locale, ANPE…) sera à dresser, afin de mesurer précisément les attentes et besoins actuellement non ou insuffisamment pris en charge, tels que ceux en particulier relatifs aux "bandes de jeunes".

Une maison des associations - maison de quartier

Afin d’améliorer la vie sociale du quartier, il est indispensable que ses habitants puissent avoir un lieu où se réunir. Nous demandons donc qu’une étude soit menée par la Ville de Paris sur les différents endroits pouvant abriter un tel lieu. La maison des assoociations du 18ème prévue Hôtel Mathagon, rue Marcadet, ne répond pas à cette attente. A cet égard, l’un des nombreux immeubles appartenant à la Ville de Paris nous semblerait tout à fait propice. Mais la Halle Pajol peut également offrir cette opportunité.

Une maison de quartier est pour nous un lieu de réunion, de rencontre et d’information locale indispensable à la vie démocratique, à la concertation, à la participation prônée par la Ville.

La sécurité

En cas d’urgence, les habitants du quartier ne disposent pas d’un commissariat de proximité. Le plus proche, rue de Clignancourt, se trouve à une vingtaine de minutes minimum du centre du quartier. L'antenne de Police ZAC Evangile, rue Raymond Queneau, est fermée à 19 heures !

Une antenne de Police de proximité, avec une équipe qui soit disponible au moins jusqu’à 22 heures dans le quartier, nous semble plus que nécessaire. Nous demandons donc la réouverture du commissariat rue Philippe de Girard à cette fin.


Une antenne de la Mairie d’arrondissement et de la Mairie de Paris

Nous demandons l’ouverture d’un local dans le quartier où les habitants puissent trouver l’information sociale, administrative et civique nécessaire à leur action citoyenne, mais aussi des aides aux personnes d’origine étrangère (traducteurs, écrivains publics, etc.).

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Logement - Habitat

La dévalorisation du quartier résulte de l’abandon et de l’absence d’entretien des immeubles, jusqu’à ce qu’ils deviennent insalubres. Ce processus est générateur de dérives néfastes (économie parallèle, délinquance, toxicomanie, création de squats…).

Cette tendance devrait être inversée par la dynamique de l’OPAH (Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat) décidée récemment si elle était non seulement étendue à la totalité du quartier Chapelle-Aubervilliers, mais aussi accompagnée d’un moratoire sur les décisions et autorisations de construction de nouveaux logements sans accompagnement d'équipements publics.

La Ville de Paris doit traduire sa volonté de reclasser le quartier en donnant l’exemple et réhabiliter les nombreux immeubles acquis dans le quartier au lieu de les céder en l’état à des marchands de biens (rue Riquet). Il serait ainsi possible, entre autres, de loger les étudiants du futur IUT.

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Transports et trajets

Le quartier Chapelle-Aubervilliers est éclaté en différents micro-quartiers. Cependant, la ZAC Évangile, le Rond-Point de La Chapelle, l'Ilot Caillié, la Cité Charles Hermite et la Place Hébert font partie intégrante du quartier. Il convient donc de définir une véritable politique des déplacements individuels ou collectifs visant à rapprocher les habitants du quartier entre eux. La cité doit être adaptée aux déplacements de proximité.

Le plan des déplacements urbains devrait viser, entre autres, à :
- l'aménagement de la pénétrante Dormoy-Chapelle, véritable autoroute urbaine, dangereuse par le flot de véhicules et la vitesse de circulation pour la vie et la santé de tous
- l’élargissement des trottoirs aux dépens des places de stationnement et non l’inverse, notamment, tue Riquet et rue Philippe de Girard
- la création de pistes cyclables et de navettes d'autobus
- la mise en œuvre de l'opération “ Une voirie pour tous ” préconisée par le Ministère de l’Equipement, des Transports et du logement, soit une voirie adaptée aux piétons subissant des difficultés dans leurs déplacements (handicapés, personnes âgées ou accompagnées de jeunes enfants, etc.).

Améliorer la circulation de la ligne de bus 60, c'est certes bien, mais rien n'est entrepris pour le 65, surchargé matin et soir entre la porte d'Aubervilliers et la Gare du Nord, du fait d'un bus toutes les demi-heures seulement, avec des horaires non respectés.

Nous demandons un quartier à vivre et non pas un quartier dortoir morcelé par des voies de transit.

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Economie locale

Réhabilitation du marché de L’Olive

Le marché de L’Olive représente le cœur du quartier Chapelle-Aubervilliers. Nous demandons la réhabilitation de ce marché et de ses alentours, la transformation de cet espace en "quartier tranquille", ce qui permettra de re-dynamiser les commerces existants.

Aujourd’hui, 40% des étals sont vides. Or, nous nous interrogeons sur la stratégie de modernisation définie par la Ville et le mode de concertation retenu.

En effet, le projet actuel de rénovation ne semble pas privilégier l'ouverture du marché sur la rue L'Olive. Ce réaménagement suffira-t-il à faire revenir les commerçants et la clientèle à l'intérieur du marché ?

Par ailleurs, les incidences (désastreuses pour la vie commerciale du quartier) du projet d'implantation du méga-centre commercial ZAC Aubervilliers sont prévisibles dans l'avenir proche et devraient être prises en compte pour la dynamisation de notre économie locale.

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